mardi 13 octobre 2009

Mort ou Vif - The Quick and The Dead


Chaque année Herold, qui est le maître absolue de la petite ville de Redemption, organise un concours de duels dont le vainqueur reçoit la coquette somme de 123.000 dollars. Jusqu’ici il l’a toujours gagné…

Sam Raimi tout juste sortie du tournage d’Evil Dead 3, change de style et s’attaque au Western. Pour ce film il obtient des acteurs confirmés ou alors pas si connu mais qui tous deviendront de grands noms.
Pour les moins connus d’entre eux à l’époque: Russel Crowe nous campe un prédicateur, haït par toute la communauté de Redemption et en particulier par Herold, il est forcé de participer au concours, car dans le cas contraire il se verrait exécuter sans aucune forme de procès. Leonardo Di Caprio encore très peu connu (à part pour les fans de Quoi de neuf, docteur ? et Criters 3) est parfait dans le rôle du fils de Herold cherchant la reconnaissance de son père grâce à ce concours, grande gueule il est le joli cœur de ces dames, à l’époque je le considérais comme pouvant devenir un immense acteur, c’était avant qu’il ne tourne dans les bouses n’exploitant uniquement que sa jolie gueule de gamin Romeo et Juliette et Titanic, bon ok depuis il s’est bien rattrapé.
Passons aux plus connus d’alors: Lance Henriksen interprète Ace Hanlon, la terreur de l’Ouest, qui a un jeu de carte bien spécial, à chaque fois qu’il tue un homme il y ajoute un As. Sharon Stone alors au sommet de sa gloire, campe une femme mystérieuse, qui prétend être la pour gagner la récompense mais qui semble avoir d’autre objectifs, en plus d’être actrice elle est productrice de ce film. Et enfin, Gene Hackman nous joue Herold, le multiple champion faisant régner l’ordre et non la loi sur toute la ville grâce à des méthodes immondes. Autant dire qu’au niveau du casting Sam Raimi a eu du flair et à su s’entourer de valeurs sures.

Dès le départ on ne peut que constater la griffe de Sam Raimi sur ce film, il semble avoir été grandement influencé par Sergio Leone dans sa façon de filmer les gros plans (les fameux gros plans sur le regard des gunfighters). En même temps il arrive à se démarquer de ses illustres prédécesseurs par certains éléments, les différents protagonistes sont habillés de manière bien stylisé, cela se voit notamment par le choix de faire porter des lunettes de soleil à certains personnages, ce qui ne devaient pas être très courants à l’époque. Ici il n’est pas question d’approcher un certain réalisme même lors des combats. Il s’agit purement d’un Western divertissant qui atteint clairement ses objectifs. Autre point qui m’a rappelé un autre maître, la façon de filmer les duels en utilisant un Zoom avant accouplé à un travelling arrière et inversement (méthode déjà utilisée par Alfred Hitchcock pour montrer le malaise de ses personnages dans Vertigo) ce qui a pour effet de voir le personnage s’approcher de la camera alors que le décor s’en éloigne et vice versa.

L’humour noir est très présent dans ce film et il n’est pas rare de voir un duel se terminer par une touche humoristique je pense notamment au duel entre le prédicateur et l’indien que les balles des visages pales ne peuvent tuer ou encore le flash back nous montrant la mort du précédent shérif (Gary Sinise).

Bref je conseil ce film à ceux qui veulent voir un film distrayant sans prises de tête, bien réalisé avec de bons acteurs et un brin d’humour noir.

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